mercredi 2 mai 2012

Chantons sous la pluie ou une introduction au cinéma

 Si vous êtes des amoureux du cinéma, vous devez sûrement avoir votre film préféré n'est-ce pas ? Moi j'ai le mien, et cest un vieux film qui ne manque pas de charme: Chantons sous la pluie.


Chaque petite fille a son prince charmant, le mien je l'ai rencontré à 8 ans et je crois que depuis il ne m'a plus quitté. C'est lui qui m'a fait découvrir la magie d'Hollywood. Je me souviens de cette soirée où mon père m'a mis devant la télé et il est apparu là devant moi, j'étais totalement subjuguée, totalement subjuguée par ce que je voyais à l'écran et par lui. Ce que je regardais et découvrais pour la première fois était le monde des comédies musicales d'Hollywood des années 50, oui je découvrais un grand classique du cinéma qui n'a pourtant pas fait l'unanimité à sa sortie en 1952: Chantons sous la pluie. Lui, mon prince charmant, c'était Gene Kelly.










Dans ce film, Gene Kelly interprète Don Lockwood, un acteur de cinéma muet à l'apogée de son succès. Sa compagne à l'écran, Lina Lamont (jouée par Jane Hagen) est l'archétype de l'actrice glamour des années 20, d'une grande beauté elle représente ce que voudrait être chaque femme et est l'idéal de tous les hommes. Cependant derrirère cette belle image se cache une actrice à la voix de fausset et sans aucun talent: Lina ne sait ni chanter, ni danser, ni jouer. Don rencontre une jeune aspirante actrice, Katy Selden (Debbie Reynolds). Entre Don et elle une histoire d'amour commence, ce qui n'est pas du goût de Lina qui considère cette nouvelle arrivée comme une double menace: c'est à la fois sa rivale en amour et dans le cinéma, car Katy, elle, est talentueuse, c'est une artiste complète.
 Bien que l'histoire se déroule à l'époque des films muets, l'année choisie par les scénaristes n'est pas un hasard. Le spectateur se retrouve catapulté en 1927, année de sortie du premier film parlant et qui plus est chantant, Le chanteur de jazz. C'est ce film qui sonne le glas du cinéma muet.  
Le film nous montre à travers ces trois personnages les coulisses du monde d'Hollywood ainsi que le déclin du muet au profit du parlant, et plus en profondeur comment la carrière d'acteurs de muet s'est terminée et comment celle d'acteurs à la fois chanteurs et danseurs a pu débuter à cause d'une chose qui nous paraît normal aujourd'hui : le son.

The Artist aborde le même thème que Chantons sous la pluie, à la différence que ce film a été fait au 21ème siècle, l'ère du matériel high-tech. Lorsque j'avais entendu parler de The Artist, j'avais trouvé la démarche intéressante et périlleuse. Je m'étais demandée qui irait voir un muet aujourd'hui et surtout qu'en serait-il du jeu des acteurs ?
 Même si Chantons sous la pluie a été tourné en 1952, il n'y a que 25 ans d'écart entre ce film et Le chanteur de jazz, les films muets pour les spectateurs de cette époque ne devaient donc pas être une chose appartenant totalement au passé. C'est ce qui explique sûrement son peu de succès à l'époque, le film est pourtant devenu iconique par la suite car il dépeint tout une époque et un univers : les années folles, Hollywood, le cinéma, et l'arrivé du parlant.




Pourquoi j'ai soudainement décidé de vous parler de Chantons sous la pluie ? C'est grâce à ce film que j'ai commencé à concevoir le cinéma véritablement comme un art. Bien que la trame soit simple, la musique, le jeu des acteurs, la mise en scène, l'humour et surtout les chorégraphies m'ont totalement conquises.
Gene Kelly est pour moi un mythe, et pas uniquement en tant que Don Lockwood, j'admire énormément cet homme pour toute son oeuvre. Ce n'était pas juste un acteur, loin de là c'était un excellent danseur doublé d'un excellent chorégraphe (et parfois même réalisteur). C'est lui en effet qui a conçu toutes les chorégraphies du film. Pour beaucoup lorsqu'on parle de Chantons sous la pluie, les gens se souviennent de cette scène où justement il interprète "Singing' in the rain" mais si je devais vous faire voir une scène du film en particulier montrant son talent c'est bien celle-ci : 





Cette scène montre ce qu'est Gene Kelly en tant que danseur, il est énergique, bondissant et sportif, bref elle nous laisse entrevoir son style. Mais elle montre aussi ses qualités de chorégraphe puisqu'apparaît Cyd Charisse dans le rôle de la femme fatale (mais vénale !). Durant son duo avec elle, Gene semble totalement ensorcelé à tel point qu'on a l'impression que c'est elle qui mène la danse (dans tous les sens du terme). Le spectateur voit la beauté de Cyd, sa sensualité, et sa grâce, mais avez-vous noté le peu de mouvements que fait Gene Kelly ? C'est ce peu de mouvements qui fait de lui le meneur, Cyd travaille à le séduire, IL est son centre d'attention, et lorsqu'il se décide à vraiment danser avec elle ce n'est pas pour la séduire mais bien pour lui montrer qui mène la danse et lui voler un baiser. Le spectateur remarque tous les mouvements de Cyd Charisse et son charme justement parce que c'est Gene Kelly par la lenteur de ses mouvements qui la guide.

Et vous, ne trouvez-vous pas cette scène d'une incroyable sensualité ?


Shug'A'Very


















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